Dans la tête d'une fille

Le blog d'une gamine comme une autre...

25 mai 2009

Oldelaf et Monsieur D - Dernière chance d'être disque d'or

Ca y est c'est re-vivant! Et c'est même frais!!!

Mi-novembre, il y a quelques années, je m’ennuie. J’erre, sur le net évidemment feignasse que je suis. De lien en lien je tombe sur un drôle de site, avec un gros ours. Un groupe, Oldelaf et Monsieur D ça s’appelle. Ils ont même une chanson avec un drôle de titre : raoul, mon pittbull. Oh ! C’est mignon, me dis-je, alors j’écoute. Bam ! La claque. C’est quoi ce truc de dingue, un chien mangeur d’humain, un père et un fils qui s’en foutent un peu, une voisine qui débarque. ET je rigole. Mince, la musique ça peut être drôle aussi. Peu de chansons en écoute sur le site, et comme le groupe est peu connu impossible à trouver sur le net. Heureusement le Père-Noël n’est pas loin et à force de sous-entendu très fins et discrets, j’ai réussi à ce qu’il soit sous le pied de mon petit sapin.

 

 

 

Quelques temps plus tard, le groupe passe en Show-case pas loin de chez moi. Ni une ni deux je traine ma mère (qui aime beaucoup) et mon père (là j’avoue que c’est une de mes plus belles réussites).

 

 

 

Depuis, rien n’a changé, je suis toujours aussi fan. Quand je serai grande je voudrai faire comme eux. Sauf que.

 

 

 

Comme toutes les jolies histoires, celle-ci prendra fin très bientôt (le 30 janvier 2010 exactement). Mais comme ils ne peuvent pas nous abandonner sans nous faire un dernier cadeau : un cd (et non pas une loutre), logiquement intitulé « Dernière chance d’être disque d’or ».

dernierechance

 

 

 

L’album était en écoute légale avant sa sortie sur deezer, pour me donner encore plus envie de l’écouter dans ma voiture, et donc de l’acheter.

 

 

 

Au programme, une trahison d’une ex-chanteuse devenue première dame, un pamphlet contre cette connerie de crépi, une chanson avec des animaux, de jolies histoires d’amour, la chanson la plus festive du monde, une chanson juste pour se la péter, des supers chansons cachées et plein d’autres trucs trop bien !

 

 

 

Alors si vous voulez une dernière fois leur donner un peu d’argent contre un peu de bonheur c’est le moment !

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24 mars 2009

Les fatals picards à Fontenay aux Roses: Part1: où comment on prend conscience que deux heures c'est vraiment court

Finalement les tortionnaires quittent la scène, nous laissant les oreilles en sang. On discute un peu, la douleur, ça crée des liens. Le changement de scène se fait et finalement au bout de quelques minutes la lumière s’éteint.  Enfin ! Et ils arrivent. Ils sont là, tous beaux. Yves à la basse, Jean-marc à la batterie, Laurent à la guitare et Paul au micro. Première fois que je les vois à quatre. Yvan nous a lâchement abandonnés.  La même petite angoisse que lorsque les Wriggles se sont retrouvés à 3.  Et puis la musique se lance, et le décollage commence.  Le thème du concert (ben ouais y a un thème des fois aux concerts ) c’est la tolérance (spéciale dédicace à Benoit XVI) C’est pour ça la première partie : Tester notre seuil de tolérance !  

 

Evidemment avec ma mémoire de poisson rouge, je ne me souviens plus trop de l’ordre des chansons. On a eu le droit à pas mal de chansons de Pamplemousse mécanique (La française des jeux, la sécurité de l’emploi, djembé man, monter le pantalon, commandante ou encore Bernard Lavillier) et quelques une d’albums plus vieux (chasse, pèche et biture, punk à chien, les bourgeois que j’adore).  La grosse surprise c’est que la voix de Paul met vachement en valeur les vieilles chansons. Elles sonnent un peu nouvelles, mais pas trop j’aime beaucoup.  On a aussi eu le droit à la chanson interdite : Le jour de la mort de Johnny, une vraie bonne chanson qui donne bien sur scène. Dommage qu’elle ne soit pas sur le cd.

 

Et puis il y a eu les nouvelles chansons, la plupart jouées au cours du quart d’heure glauque (ou déprimant je sais plus trop). IL ne manquait que Boum, et ma baraque aux bahamas (dont je viens tout juste de comprendre le jeux de mot, j’ai du mal parfois). Canal Saint Martin reste ma préférée, même si le son était pas génial. Tout le poids émotionnel de l’album ressort encore mieux sur scène. Les différents univers musicaux rendent vraiment bien.  Dans l’ensemble, le groupe fait plus rock, plus pro aussi. Paul est toujours aussi charmant (même s’il perdait son pantalon), j’aime tout chez lui, sa voix, ses mimiques, sa façon de bouger. Yves est toujours aussi impressionnant, il me ferai même un peu peur. Laurent maitrise toujours aussi bien la guitare. Et Jean-Marc, ah, Jean-Marc ! Sa moustache, son coté actor studio à la Francis Huster, et il chante en plus maintenant (Mon père était tellement de gauche me tord encore plus le cœur)! D’ailleurs ils se sont tous mis à chanter (suite au nouvel album), et c’est vraiment agréable. Bon, ils ont pas les voix d’une Lara Fabian (et tant mieux) mais c’est vraiment très sympa, ça les met tous en valeur.

 

J’ai bien choisi ma place aussi, parce que en bas ça pogotait à mort alors que bon la musique ne s’y prêtait pas toujours(c’est vraiment impressionnant à voir de haut), et vu mon caractère, je me serai facilement embrouillée avec un de ces lycéens imbibés.

 

Encore un concert où j’ai chanté, levé le poing, et même dansouillé un petit peu. La fin du concert est une fois de plus venue trop vite.  

 

La foule quitte la salle, on erre un peu dans le hall, avant de rerentrer dans la salle, je me doutais bien qu’ils viendraient nous faire un petit coucou. La salle nous a filé des affiches, on a pu discuter un peu avec eux tous, faire signer les affiches et même prendre des photos. Finalement il a quand même fallu rentrer chez nous, des souvenirs plein la tête, et une putain d’envie de les revoir. C’est sûr, je me prends des places pour l’Olympia le 27 janvier 2010. Qu’est ce que c’est loin !

 

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22 mars 2009

Les fatals picards à Fontenay aux Roses: Part1: où comment j'ai failli céder à la douce tentation du suicide

Ah les fatals picards ! A chaque fois c’est la même histoire, je sors de leur concert et je me dit putain le prochain est dans trop longtemps !

 

Cette fois-ci n’a pas fait exception, même si  j’ai eu très peur et qu’on est passé au bord du drame

festivalchorus

Le joli festival des Hauts-de-Seine qui se la joue grave branchouille

 

Arrivées plus d’une heure à l’avance devant la salle pour avoir les places en haut et assises, on est un peu surprise de voir déjà du monde. Ouverture des portes à 20h (pour un concert qui devait commencer à 20h30), on file en haut et on a les places voulues. Le théâtre des sources de Fontenay est vraiment une salle que j’aime beaucoup. Outre le fait que j’y ai joué deux fois, et donc qu’elle est pleine de souvenir, elle a la particularité de permettre un concert debout dans la salle, et assis au balcon. Et du haut de mon mètre presque cinquante, le choix a été vite fait, je serai en haut et assise je verrai mieux. C’était une bonne idée vu les lycéens du bas qui avaient décidé de venir juste pour pogoter.  En haut le public est beaucoup plus âgé (voir très âgé à ma grande surprise). Les lumières s’éteignent et un strombo balaie la salle, se lance une musique très 80’s. Je me dit tiens ils nous ont préparé une connerie. Ben nan en fait c’était une première partie surprise. Housse of Racket. Et là je dois avouer que j’ai passé les 45 minutes les plus horribles de ma vie. J’avais eu la bonne idée de dire à ma coconcertiste que la seule musique que je n’aimais pas c’était l’electro, ben j’ai été servie. Un groupe qui se veut influencé par Daft punk, pseudo bébés-rockers, avec des textes de merde (et on ose critiquer Bénabar pour ses textes !), des accords pompés (même moi j’ai reconnu des accords de eye of the tiger et de je sais plus quelle autre chanson)

 

J’ai toujours eu une relative bienveillance et tolérance envers les premières parties mais là, j’étais au bord du suicide. Vraiment. Un son mal réglé, des fausses notes, des textes insipides (l’alphabet en anglais).  Le guitariste a une technique vraiment particulière pour jouer : je fais quelques accords, je remets bien ma mèche, je refais quelques accords, je replace ma mèche. Le cliché du parisianisme branchouille, jeunesse dorée éloignée de toute réalité qui refuse tout engagement enfermé dans leur ghetto de riche (oui je sais cette phrase contient beaucoup de clichés elle aussi).

 

Au-delà de l’aspect critiquable de la musique, c’est surtout le comportement prétentieux du groupe qui m’a sidéré. Parce que bon, c’est quand même des grosses stars, ils font la musique de la météo du Grand journal. La plupart des personnes autour de moi (et moi y compris) se bouchaient les oreilles et hurlaient à chaque annonce de nouvelle chanson.  Si les lycéens du bas avaient l’air d’apprécier (le pogo et l’alcool aidant), en haut c’était vraiment pas le cas. Et les « musiciens » s’en sont rendu compte. Et au lieu de se la jouer discret, ils ont mis en concurrence de cri le haut et le bas. Sauf que le haut a préféré huer que crier. C’est la première fois de ma vie que je hue quelqu’un vraiment, pour montrer mon mécontentement. Déjà se taper une première partie alors qu’on n’est pas au courant, ça peut être décevant, mais une première partie si éloignée du groupe principal c’est se tirer une balle dans le pied.

 

suicide_bear_didnt_even_leave_a_not

 

 

Moi, j'ai resisté, mon nounours non.

Je me suis demandé comment les Fataux avaient pu choisir un groupe pareil. Qu’est ce qu’on leur a fait pour qu’ils nous infligent une telle torture ? Je me suis même dit qu’ils devaient détester leur public. Mais j’ai finalement été rassurée. C’est le département des hauts de seine qui a choisi la « première partie » dans le cadre du festival Chorus. En fait c’est juste Devedjian qui nous déteste. Et ça en fait j’en ai rien à faire (par contre je lui en veux encore plus d’avoir torturé mes pauvres oreilles).  

 

Le pire dans cette histoire ? J’ai appris par la suite que Housse de Racket ne voulait pas passer en premier, mais bel et bien en deuxième, comme artiste principal ! A croire que le melon n’a pas de saison. D’autant plus que sur mon billet, sur les affiches c’étaient indiqué « Les fatals picards ». Aucun regret de les avoirs hués finalement.

 

Les Fatals Picards vont-il réussir à relever le niveau? Ont-ils supporter cette torture ou ont-ils pris le même chemin que mon nounours? Vous le saurez au prochain épisode...

 

 

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17 mars 2009

Les Fatals picards - Le sens de la gravité

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Les fatals picards sont probablement mon groupe préféré. J'aime tout chez eux, la musique, les paroles, l'humour, la présence sur scène. Je les ai déjà vus trois fois sur scène. Trois spectacles complètements différents. Alors quand j'ai vu qu'ils passaient près de chez moi, j'ai appelé ma coupine de concert, et réservé mon 21 mars. En fait ce concert fait partie de la tournée qui accompagne leur nouvel album: le sens de la gravité. le_sens_de_la_gravit_

Le sens de la gravité est le premier album fait sans Ivan qui a décidé de prendre la route tout seul, nous laissant orphelins de sa voix et surtout de son magnifique crane. Et son absence se fait pas mal ressentir sur cet album. Non pas que ce soit une mauvaise chose. C'est juste que le groupe prend un virage différent. Et j'aime ça. Beaucoup plus sérieux, même si l'humour est toujours là. Les thèmes abordés sont plus graves. Ca dénonce pas mal, et pourtant ça reste très fin. Pas donneur de leçon, même si les thèmes auraient pu les faire tomber dans ce travers: les supporters, l'immigration, les enfoirés, les JO de Pékin. Un titre fait référence (ou tout juste vole le titre) à la série de Larcenet Le combat ordianire. C’est marrant comme les choses qu’on aime se recoupent. Ben l’album est très proche des bds en fait. On pourrait facilement tomber dans le cliché et dire qu'il s'agit de l'album de la maturité. Mais oui, ils sont devenus adultes. Mais le tournant les mets vraiment en valeur. Beaucoup moins bidouille, beaucoup plus pro. On est plus vers du Renaud que du futur feu-oldelaf et monsieur D.  Certaines chansons tournent en boucle sur mon ordi, et quand je dis en boucle, pour le canal saint martin, c'est du non-stop, je l'écoute facilement deux, trois fois de suite. On pourra leur reprocher le nombre limité de chansons, et les deux reprises (quoique je crois que j'aime encore plus cette version de mon père était tellement de gauche). Mais bon, on leur pardonne rapidement vu la qualité de l'album. Et pi c'est la faute de Johnny aussi... Vivement samedi voir s'ils sont toujours aussi bon sur scène (d'ailleurs je me demande ce que je leur ferai dédicacer, la dernière fois c'était un manuel de contrat spéciaux) Allez c'est cadeau, le clip de C'est l'histoire d'une meuf.


c'est l'histoire d'une meuf
envoyé par mart_97

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11 janvier 2009

Fin de l'histoire de la mort de Johnny

Suite et fin de l'histoire de la mort de johnny: la chanson a été retirée du téléchargement (encore qu'on peut retrouver la vidéo sur certains sites, et le mp3 par des âmes généreuses). Je tenais juste à le signaler. Ci-dessous le communiqué d'Aurélie, manageuse des Fatals picards.

"Nous tenions à apporter quelques précisions quant à la chanson "Le jour de la mort de Johnny" et au retrait du morceau en écoute sur notre site et notre page myspace, de manière à ce que tout soit le plus clair possible pour vous !
Comme vous le savez, nous avons un contrat d'artiste chez Warner qui nous lie à eux tant au niveau de la commercialisation de nos albums qu'à la gestion de notre image et de notre production artistique en général (écriture, composition, éléments vidéos, éléments graphiques, photographiques etc).
C'est un choix que nous avons fait, que nous assumons pleinement, et dont nous sommes très satisfaits.
Lorsqu'un album est en cours de préparation, la maison de disque a le droit (quand ses raisons sont légitimes bien entendu !) de demander à l'artiste de ne pas faire apparaitre un titre sur l'album qu'elle va commercialiser.
Dans le cas de la chanson sur Johnny Hallyday, après écoute, Warner a souhaité faire écouter le titre au principal intéressé (qui est également signé chez eux), avant de prendre la décision de faire apparaitre ou non le titre sur l'album "Le sens de la gravité".
D'après ce que Warner nous a dit, Johnny ne souhaitait pas que cette chanson apparaisse sur un support phonographique, de surcroit produit par sa propre maison de disques.
La chanson évoque en effet "le jour de sa mort" et nous avons respecté le fait qu'il ne souhaitait pas que la chanson puisse être commercialisée par Warner.
Cela étant, pour couper court à certaines rumeurs, la chanson ne "souhaite" pas la mort de "l'idole des jeunes", et ne cherche en aucun cas à nuire à la personne de Johnny Hallyday. Au contraire, il s'agit d'un hommage à "l'icône" ou au "mythe" Johnny Hallyday, mais en restant sur le mode humoristique qui fait la marque de fabrique des Fatals Picards. Il était tentant de nous interroger avec humour sur la nature des manifestations qui auront lieu ce jour-là - jour que nous espérons sincèrement le plus lointain possible – et d’imaginer les éventuels débordements qui ne manqueront pas d’entourer un tel évènement.
Une chanson néo-réaliste sur un personnage public, ô combien connu et reconnu du grand public.
Lorsque Warner donc, qui doit gérer tant l'image de Johnny Hallyday que la nôtre, nous a demandé de ne pas faire apparaître le titre sur notre album, nous avons respecté cette décision.
La chanson ne sera donc pas sur l'album.
La chanson par contre existe, et comme au titre de milliers d'autres oeuvres, elle peut être interprétée sur scène. Ne souhaitant pas la voir disparaitre dans l'oubli, nous pensions donc la proposer au public en live. Ce qui signifie qu'elle aurait une existence autre mais une existence en tant que tel. Sachant que sur chacun des concerts que nous donnons plusieurs personnes filment les morceaux et qu'ils les mettent en ligne quasiment dans l'heure qui suit le concert, nous nous sommes dit qu'il serait peut-être mieux de proposer le titre en bonne qualité dès le départ.
Il n'était pas question de nuire à notre maison de disques ou à Johnny Hallyday. Il était juste question de faire partager à notre public un titre qu'il aurait découvert par le biais d'internet dès le 15 janvier (1ère date de notre tournée 2009).
Moyen d'une part d'annoncer la sortie de notre prochain album mais aussi de proposer une chanson inédite en bonne qualité pour nos fans qui n'auraient pas nécessairement pu se déplacer en concert.
Nous avons peut-être agi un peu vite et dans le feu de l'action nous n'avons pas réalisé l'ampleur que cela pouvait prendre. Les médias se sont emparés du message "Les Fatals Picards annoncent la mort de Johnny", "La mort de Johnny" etc. Ce n'est encore une fois pas le message que nous véhiculons dans la chanson. Nous nous excusons donc auprès de Johnny Hallyday et de son entourage pour cette "mauvaise" communication et cette "contre-information".
C'est pourquoi aussi, à la demande de Warner nous avons fait retirer le contenu vidéo et le contenu musical de nos pages internet officielles.
En espérant que ces quelques lignes permettront à tout un chacun de trouver des réponses à ses interrogations.
Aurélie, management des Fatals Picards

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09 janvier 2009

Fanatisme

En cette période post-noël et de solde, votre carte-bleue doit se sentir un peu triste. Mais grâce aux Fatals picards, elle va pouvoir se reposer un petit peu. En effet, juste par amour de la musique (et peut-être l’envie de vendre des disques dès mars 2009), ils mettent gracieusement à disposition une chanson totalement inédite.

fatals_picards

Sauf que cette chanson parle d’un jour particulier et redouté par la majorité des français. Le jour de la mort de Johnny . Certains parce qu’ils aiment le bonhomme, d’autre, comme moi, qui redoutent le battage médiatique qui va s’en suivre. Cette chanson, évoque donc les conséquences et les réactions du public le jour où Johnny mourra. Ils ne sont pas les premiers à aborder le sujet La blanche avait fait un titre très sympa dessus.

Mais bon là c’est un peu particulier : la chanson a été interdite d’album par Johnny et Warner (qui est la maison de disque de tous les protagonistes de l’histoire). Alors coup de pub ou pas ? J’en sais rien, je pense que l’interdiction est réelle et liée à la maison de disque, mais ils ont quand même obtenu le droit de la diffuser. Ce qui en fait arrange bien Warner (une pub pour pas cher et tout le monde est content). D’ailleurs, Yahoo.fr a vite repris l’information et fait circuler chanson et vidéo.

C’était sans compter sur le fanatisme et le manque de recul de bon nombre d’internautes.  Les réactions sont ahurissantes ! Entre les « t’façon vous êtes trop nuls, jamais vous arriverez à la cheville de Johnny, qui lui est le meilleur artiste de tous les temps », les « Han vous êtes trop méchants de souhaiter la mort des gens », Les « oulala mais c’est quoi ces chanteurs qui osent critiquer johnny alors qu’ils sont habillés n’importe comment », les « attention c’est mal de jeter le mauvais œil, dans quelques jours ça va our revenir dessus et vous serez tous morts », les « dans un pays musulman une fatwa aurait été lancée contre vous » et j’en passe, je me demande où est-ce qu’on va. Je passerai sur ceux qui corrigent les fautes de français (volontaires) de la chanson (« apprenez à causer la France »). C’est vrai que l’un des chanteurs qui a eu une des influences les plus importantes ces 20 dernières années, n’a pas basé son style sur le jonglage avec le  français (Renaud).  Certains leur reprocher de chanter cette chanson avant qu’il meure, et auraient préférer qu’elle soit post-mortem. Là j’aurai été choquée. J’aime pas trop le concept de s’engraisser sur les cadavres.

 

Mais ma préféré est surement le « Parce que vous vous vous croyez éternels ? » (oui, avec trois vous !). Là j’ai cru lire une vanne de Perceval.  

 

Je n’aurai jamais pensé que Johnny était si intouchable. Et la réaction des crétins de fanatiques me fait penser que la Blanche et les fatals picards sont encore loin de ce qu’il se passera lorsque l’idole des anciens jeunes passera de vie à trépas. Ce jour là, j’éteindrai ma télé.

 

Comment les gens peuvent-ils être aussi sérieux pour un sujet si anodin ? C’est qu’une chanson. Ils feraient mieux de pleurer sur la mort annoncée du juge d’instruction.  Ou de lutter pour des trucs qui valent le coup, il y a tant de causes.

 

Et puis je crois que personne n’est éternel, et que comme dirait Didier Super : « On va tous crever ». Oui tous Vous, moi, les fatals, et même Johnny. La mort on pourra pas l’éviter. Alors on peut porter des œillères, se voiler la face. Ou bien l’admettre, et prendre le parti d’en rire.  Alors bon ben rions en peu en attendant la mort…

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17 novembre 2008

Gad Elmaleh - où comment apprendre à être déçue.

Lorsque j’aime bien un artiste, j’ai toujours peur du jour où il me décevra. J’ai eu très peur vu les critirques du dernier Bénabar, mais non. J’ai même trouvé dans cet album une ou deux pépites qui resteront dans ma playsliste de la mort qui tue. Mais là c’est arrivé. J’ai été déçue. Non pas par Bénabar, mais par Gad Elmaleh.

 

 

 

 Je m’étais dit si on vole le dvd de son spectacle avant la sortie officielle c’est qu’il doit être bon. Ben pas vraiment en fait. Je peux pas nier, j’ai souvent rit et certaines vannes sont géniales. Mais le niveau général du spectacle est bien en dessous des précédents.

 

 

A se demander s’il n’a pas perdu l’inspiration. Parce que bon, il arrive quand même à citer du Bigard. Et si ça c’est pas toucher le fond pour un comique, ça en est pas loin.

 

 

Le rythme du spectacle est trop lent, trop irrégulier. Il y a de gros temps morts. Trop de chansons qui n’apportent rien, même pas drôles. Justes là pour montrer que Gad il sait chanter juste, jouer de la guitare et du piano. Pour flatter son égo quoi. Et malheureusement je crois que tout le problème vient de là. Il a pris la grosse tête et tombe dans la facilité. « T’façon les gens viennent pour me voir, pas pour rigoler ». Et certaines de ses vannes sont prévisibles à souhait (où alors j’ai l’âme d’une grande comique). Le spectacle est à mon avis trop travailler en prévision des réactions du public. Ca sonne faux. Mais quand un imprévu arrive, là le gad plus libre reprend ses droits et redevient drôle. Dire que j’ai failli aller le voir, j’aurai été bien déçue d’avoir dépensé tant pour si peu (d’autant plus que ses places sont plus chères que la moyenne, à l’époque il était 15 euros plus cher que Jamel, et encore c’était pas les meilleures places, alors que pour Jamel j’ai fait le premier rang)

 

C’est dommage parce que je trouvais qu’il était le plus drôle des comiques actuels. Tant pis j’irai voir ailleurs.

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26 octobre 2008

L'instinct de mort, ou comment sortir tremblante du cinéma

J’avais dans l’idée de faire une étude comparative de Coluche, l’histoire d’un mec, que j’ai vu vendredi, et de Mesrine l’instinct de mort, que j’ai vu hier. Mais vu la claque que je me suis prise hier, Coluche va passer à l’as (surtout que le point le plus fort c’est d’y voir Alexandre Astier).

Je m’attendais pas vraiment à ce que j’ai vu. A vrai dire, je ne sais pas trop ce à quoi je m’attendais. Mais je crois bien que c’est une claque que je me suis prise hier soir. Il m’a fallut quelques instants pour m’en remettre, un peu comme pour The Dark knight.

 

linstinctdemort

 

 

Déjà, le film commence par un avertissement. Tout film comporte une part de fiction. On sait que tout ne sera pas vrai. Et quelque part Mesrine qui en avait quelques aspects, devient un vrai personnage de cinéma.

 

 

Le film est d’une très grande violence. Le film démarre vraiment par une scène de torture en Algérie. Et la violence ici instillée ne fera que se répandre pendant le reste du film. Pourtant il n’est pas interdit aux moins de 12 ans. Il semblerait que l’ennemi public n°1 le soit, je ne sais pas trop ce que ça laisse présager. D’autant plus que la réalisation met en avant cette violence. On la vit. Elle n’est pas que physique mais aussi psychologique. Lors de l’incarcération de Mesrine dans un centre expérimental au Canada, il est soumis à un traitement inhumain, qui le conduit aux portes de la folie. Fait rarissime j’ai du détourner mon regard de l’écran (bon c’est vrai que ça tournait tellement que je me suis dit que moi aussi j’allais finir folle). Première claque : la violence est filmée de façon à la faire ressentir. Quelque part j’ai souffert hier.

 

Là où le film m’a encore plus destabilisée, c’est sur le personnage de Mesrine lui-même. Loin de lui rendre hommage le film montre tous ses aspects (du moins le peu que je connaissais de lui a pour l’instant été retranscrit). Raciste, proche de l’OAS, violent parfois gratuitement, mégalo… Bref un être haïssable. Et en même temps, il a un coté franchement sympathique, un charisme dingue (probablement lié à celui de Cassel) et une façon de jouer avec les médias qui le rend attachant. Le film jette à terre toutes les critiques d’intentions qui avaient pu lui être faites au moment de la production et du tournage.

 

 

Et nous petit public, on se retrouve là, face à un type dont on ne sait pas quoi penser. On voudrait qu’il crève et l’instant d’après on espère qu’il va s’en sortir (oui oui, je connais la fin). Ben ça fait trop d’émotions contradictoires auxquelles on est pas forcément habitué. Bam ! Deuxième claque.

La réalisation m’a impressionnée. J’ai pu lire pas mal de critiques quant à l’aspect saccadé, de successions de scènes, avec beaucoup d’ellipses. Et pourtant j’ai trouvé que tout s’enchainait avec une réelle fluidité. Beaucoup plus que Coluche, qui utilise un procédé proche mais avec un effet beaucoup moins réussi. Il n’y a aucun temps mort. La tension est permanente. Je suis sortie du film avec l’impression d’avoir été écrasée par un frigo.

 

Et puis il y a Cassel. Juste. Terriblement juste. Sans copier Mesrine. Sans en rajouter. A cent lieues de Marion Cotillard (que pourtant j’aime beaucoup) en Piaf.

 

 

Résultat : un film qui prend aux tripes. Peut-être elliptique, mais comment résumer une histoire si dense ? Je trouve que le film a un coté expérimental réussi. Je n’avais jamais vu un film comme ça avant. Reste à patienter pour voir si la suite tiens la route.

 

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05 octobre 2008

Dimanche

J’ai longtemps haï les dimanches. Rien à faire, rien à regarder, et l’horrible angoisse du soir face à une nouvelle semaine qui commence, signe du temps qui passe trop vite.

Aujourd’hui j’apprécie un peu plus les dimanches, probablement parce qu’ils me permettent de récupérer de la soirée de la veille, et qu’ils sont synonymes de paresse autorisée, voire obligatoire.

 Le rituel est souvent identique et la soirée débute généralement par un bain long et très chaud accompagné d’un livre ou de musique. Et c’est bien de musique dont nous allons parler maintenant. Le dimanche a inspiré de nombreux auteurs. J’ai donc fait une petite playliste de quelques chansons dominicales. Evidemment, elle n’est pas exhaustive et complètement subjective. Il manque par contre « les dimanches à la con » de Renaud que je n’ai pas réussi à trouver sur Deezer.

 C’est l’occasion de découvrir de nouveaux artistes et d’occuper ce dimanche qui peut être vous semblera trop long…



Découvrez Jamait!

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19 août 2008

The Dark Knight - article un petit peu spoilant

tdk

Quand j’étais petite, j’aimais beaucoup les dessins animés Batman, mais petit à petit, je les ais abandonnés, parce que trop sombres.

 Et puis en grandissant on se met à aimer ce qui est sombre, c’est comme ça que je me suis replongée dans l’univers de Batman. Batman begins m’avait complètement bluffé. Forcément The Dark knight, je l’attendais au tournant, surtout que j’aime bien les psychopathes, et que le Joker m’avait l’air d’en être un beau. 


Loin d’être déçue, j’ai déjà vu le film deux fois en une semaine (et au ciné m’sieur dames), et je meurs d’envie de le revoir, en VO cette fois-ci (mais j’attendrai le dvd).

 

J’ai trouvé le film à hurler de rire. Bon j’avoue je suis légèrement barge, et la violence dans les films me fait très souvent rire (J’ai tellement rit devant sin city que j’ai inquiété mes copines). L’humour est ici souvent voulu entre Alfred et le Joker, mais parfois c’est juste moi qui déraillait.

 

L’histoire est pleine de rebondissement et même si je connaissais le sort d’Harvey Dent, la façon dont sa folie est amenée est vraiment bien traitée, et son personnage devient juste effrayant.

Alfred est toujours aussi génial en majordome à l’anglaise, tout comme Lucius, qui malgré l’amitié qu’il porte à Bruce Wayne, ne veut pas abandonner ses convictions. Rachel reste fadasse par rapport à tous les autres malgré le changement d’actrice. Presque contente de son sort.

 

Notre héros est toujours aussi formidable. Sous sa façade de tête à claque mondaine, il est en fait un homme de conviction mais il est fatigué de sa double vie. Seul point noir, la voix horrible de Batman, quasi ridicule.

 

Quant au Joker, il est monumental. Heath Ledger était un grand un très grand, même si le rôle comme l’angle choisi par les frères Nolan participe à son coté magistral. Mais sure qu’en VO, Ledger donne encore plus d’ampleur à son personnage. J’ai frissonné à chacune de ses apparitions, à haïr et à être fascinée par sa folie. Chaque partie de son corps, jusqu’à sa langue est complètement folle. Il a même un coté Beetlejuice mais encore plus psychopathe. On aimerait savoir pourquoi et comment il en est arrivé là. Malheureusement je crois que la réponse ne se trouvera que dans notre imagination.

dark_knight_by_rainbow99

 

 

I believe whatever doesn't kill you simply makes you... stranger.

 

Introduce a little anarchy. Upset tje established order, and everything becomes chaos. I'm an agent of chaos. Oh and you know the thong about chaos, it's fair.


 

 

 

 

Posté par melanouille à 19:53 - Au gré des humeurs - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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