Le FIEALD (Festival International d’Expression Artistique Libre et Désordonné) est une des plus anciennes scènes ouvertes parisienne. J’ai toujours eu envie d’assister à ce genre de spectacle, histoire de pouvoir laisser libre court à ma langue malfaisante et avide de critiques d’une dureté incroyable. Alors quand le Fieald a organisé une soirée spéciale Hero Corp, je ne me suis pas faite priée pour prendre mes places.

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 Dimanche 27 février 2011, direction le théâtre Trevise. La salle est petite avec un balcon, mais si on mesure plus d’1,5 mètre (pas comme moi quoi) on voit bien à peu près partout (moi j’ai pu m’en sortir grâce à deux manteaux glissés sous mes fesses).

Sur la gauche un groupe chargé d’assurer l’ambiance et la musique qui aura choisi tous ses titres en fonction du thème de ce soir « Hero ». Là ça se complique un peu parce que j’ai une mémoire de poisson rouge donc il est possible que les événements ne se soient pas passés dans cet ordre et que j’oublie (plus ou moins volontairement) certains passages notamment des participants de la scène ouverte.

 Le spectacle commence avec l’équipe d’animation qui introduit le thème de la soirée par un petit sketch en plaçant la première gimmick de la soirée : L’équipe d’Hero Corp vient de la télé, forcément ils se la pètent.

Bon j’ai prévenu j’ai la langue acérée et je ne suis pas forcément un bon public. J’ai esquissé quelques sourires à peine plus, un ou deux sortent du lot.

L’équipe d’Hero Corp arrive par la suite elle aussi animée par cette même gimmick : rien à foutre de l’équipe d’animation : Simon Astier en véritable parrain menant toute cette troupe.

 S’ensuit le passage du premier participants à la scène ouverte (et le seul dont je vais parler) : Arnaud Cosson qui fait aussi partie de l’équipe d’animation.  Le sketch qu’il présente n’est pas vraiment du stand-up mais un peu quand même, nous entrainant dans ses souvenirs de quatrième lors d’un exposé sur la seconde guerre mondiale. C’est parfois un peu facile, mais vraiment percutant.

S’ensuit un sketch de nos héros préférés nous plongeant dans l’écriture des sketchs pour la soirée : Arnaud Joyet qui tente de faire intégrer sa copine, Arnaud Tsamère surfant sur sa gloire suite à sa participation à l’émission de « Ruqu’ », Etienne Fague qui propose de jongler avec des œufs (gimmick qui reviendra au cours de la soirée), Philippe Noël qui refuse de faire de simples sketch et qui veut politiser le spectacle, Agnès Boury qui cherche à concilier tout le monde. C’est plutôt drôle, chacun est dans son personnage plus ou moins proche de celui d’Hero Corp (Tsamère par exemple ne s’exprime que par onomatopée ou demi-mots).  Le truc qui m’a immédiatement impressionné c’est la présence physique de Philippe Noël. Ah oui et que Simon Astier a encore une chemise à carreau.

 S’enchainent ensuite les participants à la scène ouverte et en fil rouge les sketches mélangeant l’équipe d’animation et l’équipe d’Hero Corp toujours sur le même thème. Finalement, à la suite d’un accord, ils acceptent de travailler ensemble sur un sketch de SF. Et là rien que pour les voir en costume je me dis que j’ai bien fait de venir. Vestes rouges et cols roulés, un look à la Star Trek. Arnaud Tsamère arbore une magnifique perruque rousse, qui pour le coup lui donne un air très cape et épée. Evidemment le sketch reprend le fil rouge de la soirée, l’équipe d’animation est reléguée au rang de simple figurants qui en plus se la pètent, Philippe Noël a réussi à intégrer un message politique et tout le monde est content (enfin surtout le public !).

 

Oui je sais la vidéo est courte et pourrie (mais j'ai eu du mal à quitter les yeux de la scène)

 S’ensuit la venue des invités : Jeremy Ferrari, collègue d’Arnaud Tsamère dans l’emission on ne demande qu’à en rire, qui nous joue un extrait hilarant de son spectacle (ce qui à la fin me vaudra de repartir avec un tract et la ferme intention d’aller le voir sur les planches), Yannick qui nous emmène au sein d’une soirée libertine où il croise notamment une partie de l’équipe d’Hero Corp. Et puis Oldelaf. Là je vous avoue que j’ai complètement jubilé ! Oldelaf c’est un peu comme du Nutella pour mes oreilles et des miel pops pour mon cœur. Alors de savoir qu’il serait là avec mes chouchous, je vous dis pas l’effet que ça m’a fait. Il arrive seul avec sa guitare puis est rejoint par Arnaud Joyet qui se place en fond de scène pour l’accompagner de sa présence (et de ses maracas virtuelles). Et voilà que les premières notes de la Tristitude résonnent dans la salle. Et voilà que je me mets à chantonner, mais pas trop fort parce que bon quand même faut respecter les autres. Je m’arrête vite parce qu’en fait c’est juste sublime d’entendre la salle découvrir pour la première fois cette chanson et rire à chacune des phrases. J’ai toujours entendu cette chanson dans un public de fan qui forcément connaissait toutes les paroles par cœur. Et c’est juste beau. Je vous aurais bien dit que j’ai versé ma larme quand tous les participants à la soirée ont rejoint Oldelaf sur scène pour entonner le refrain final mais ce serait vous mentir parce que je suis une pleureuse mais pas à ce point. Mais j’ai quand même grave kiffé ma race si vous me le permettez.

 Bilan de cette soirée : j’ai beaucoup rit. C’est un véritable plaisir de retrouver une bonne partie de l’équipe sur scène. Je me suis parfois fait un peu chier aussi parce que je suis hyper exigeante en matière d’humour et que les artistes de la scène ouverte ne m’ont pas touché. Et puis finalement j’ai trouvé la soirée un peu courte. En tant que fangirl c’était un peu frustrant. Mais le bilan reste très positif avec une véritable attente pour revoir l’équipe d’Hero Corp sur scène le 31 mars au cours d’un match d’impro (et la je vous dit pas comment ça s’annonce chaud bouillant pour moi parce que l’impro c’est un peu mon dada comme dirait l’autre).

 Sinon informations glanées au cours de la soirée : C’est pas si mort pour la saison 3 d’Hero Corp : une diffusion est annoncée sur Comédie ! Avec campagne de pub (Ce sera l’occasion de pas faire nos connasses et de squatter nos canapés). Simon Astier est fan d’Oldelaf (et moi aussi mais ça vous devez vous en douter). Pénélope Bagieu est toute petite (enfin plus grande que moi quand même) et trop mignonne en vrai (oui je sais ça n’a rien à voir avec le reste de l’article mais il fallait que je le dise).