Depuis quelques temps je dois l’avouer je suis devenue une grosse consommatrice de comédies musicales alors que j’ai longtemps détesté ça. Faut dire qu’avec ce qu’on nous sert en France, j’avais peu de chance de tomber dedans.

Et puis avec les copines et le net, j’ai commencé à découvrir qu’il y avait un autre univers vraiment plus intéressant.

 

Depuis fin mai et jusqu’au 4 juillet, le Théatre du Chatelet accueille la tournée des 25 ans des Misérables. Impossible pour moi de rater cette occasion, surtout lorsque le théatre propose aux moins de 28 ans (oui 28 et pas 26) des places à 20 euros pour le jour même en deuxième catégorie. Un peu avant 19h me voici dans la queue qui commence sérieusement à s’allonger. Finalement je serai au premier rang un peu sur la gauche. En dessous de moi, l’orchestre qui joue en temps réel (pas de bande préenregistrée comme pour certaines comédies musicales françaises). La visibilité est plutôt bonne contrairement à ce que j’aurai pu penser et je pourrai bénéficier des solos souvent chantés sur la gauche.

 

Je m’en suis pris plein la tête. Mais vraiment. Dès les premieres notes je me suis retrouvée collée à mon siège (la présence des enceintes très proches de moi y étaient probablement pour quelques chose). Mais il n’y a pas que ça, les décors sont justes sublimes (la rue de Paris, Les barricades qui font en sorte qu’on vive la scène de l’intérieur, et donc qu’une grande partie des comédiens nous tournent le dos), tous comme les costumes. Parmis les choix de mise en scène, un d’entre est d’une efficacité exceptionnelle : les projections en fond de scène. Inspirés de dessins de Victor Hugo lui-même. Il s’agit notamment de projections mouvantes. L’effet est impressionnant, notamment pendant la scène de la fuite dans les égouts de Paris. On y est vraiment. Quelques effets spéciaux, notamment des coups de feux sont présnet favorisant une fois encore l’immersion.

 

Musicalement c’est vraiment très beau. C’est vrai que j’ai peu de connaissances en la matière, mais il y a de jolies montées de cuivres et de cordes. Exactement ce qu’il faut por venir chercher l’émotion cachée au plus profond de toi. Le tout porté par un superbe casting : John Owen-Johns (au début je croyais que c’était la traduction de Jean Valjean, je sais j’ai parfois des moments de grande détresse) qui a été le plus jeune a endossé le rôle campe un Jean Valjean tour à tour torturé, inquiet, protecteur. Mention spéciale aussi à Eponine qui a réussi à me tirer des larmes (et des vraies) au moment de chanter a little fall of rain. Sans parler des Thénardier qui sont excellents. Par contre un peu déçue par Fantine, qui affadit énormément I dreamed a dream.

 

Une véritable réussite. N’hésitez pas il ne vous reste que quelques jours.