26 octobre 2008
L'instinct de mort, ou comment sortir tremblante du cinéma
J’avais dans l’idée de faire une étude comparative de Coluche, l’histoire d’un mec, que j’ai vu vendredi, et de Mesrine l’instinct de mort, que j’ai vu hier. Mais vu la claque que je me suis prise hier, Coluche va passer à l’as (surtout que le point le plus fort c’est d’y voir Alexandre Astier).
Je m’attendais pas vraiment à ce que j’ai vu. A vrai dire, je ne sais pas trop ce à quoi je m’attendais. Mais je crois bien que c’est une claque que je me suis prise hier soir. Il m’a fallut quelques instants pour m’en remettre, un peu comme pour The Dark knight.
Déjà, le film commence par un avertissement. Tout film
comporte une part de fiction. On sait que tout ne sera pas vrai. Et quelque
part Mesrine qui en avait quelques aspects, devient un vrai personnage de
cinéma.
Le film est d’une très grande violence. Le film démarre
vraiment par une scène de torture en Algérie. Et la violence ici instillée ne
fera que se répandre pendant le reste du film. Pourtant il n’est pas interdit
aux moins de 12 ans. Il semblerait que l’ennemi public n°1 le soit, je ne sais
pas trop ce que ça laisse présager. D’autant plus que la réalisation met en
avant cette violence. On la vit. Elle n’est pas que physique mais aussi
psychologique. Lors de l’incarcération de Mesrine dans un centre expérimental
au Canada, il est soumis à un traitement inhumain, qui le conduit aux portes de
la folie. Fait rarissime j’ai du détourner mon regard de l’écran (bon c’est
vrai que ça tournait tellement que je me suis dit que moi aussi j’allais finir
folle). Première claque : la violence est filmée de façon à la faire
ressentir. Quelque part j’ai souffert hier.
Là où le film m’a encore plus destabilisée, c’est sur le personnage de Mesrine lui-même. Loin de lui rendre hommage le film montre tous ses aspects (du moins le peu que je connaissais de lui a pour l’instant été retranscrit). Raciste, proche de l’OAS, violent parfois gratuitement, mégalo… Bref un être haïssable. Et en même temps, il a un coté franchement sympathique, un charisme dingue (probablement lié à celui de Cassel) et une façon de jouer avec les médias qui le rend attachant. Le film jette à terre toutes les critiques d’intentions qui avaient pu lui être faites au moment de la production et du tournage.
Et nous petit public, on se retrouve là, face à un type dont
on ne sait pas quoi penser. On voudrait qu’il crève et l’instant d’après on
espère qu’il va s’en sortir (oui oui, je connais la fin). Ben ça fait trop
d’émotions contradictoires auxquelles on est pas forcément habitué. Bam !
Deuxième claque.
La réalisation m’a impressionnée. J’ai pu lire pas mal de
critiques quant à l’aspect saccadé, de successions de scènes, avec beaucoup
d’ellipses. Et pourtant j’ai trouvé que tout s’enchainait avec une réelle
fluidité. Beaucoup plus que Coluche, qui utilise un procédé proche mais avec un
effet beaucoup moins réussi. Il n’y a aucun temps mort. La tension est
permanente. Je suis sortie du film avec l’impression d’avoir été écrasée par un
frigo.
Et puis il y a Cassel. Juste. Terriblement juste. Sans copier Mesrine. Sans en rajouter. A cent lieues de Marion Cotillard (que pourtant j’aime beaucoup) en Piaf.
Résultat : un film qui prend aux tripes. Peut-être elliptique, mais comment résumer une histoire si dense ? Je trouve que le film a un coté expérimental réussi. Je n’avais jamais vu un film comme ça avant. Reste à patienter pour voir si la suite tiens la route.
19 octobre 2008
Oldelaf et Monsieur D
J’ai déjà parlé d’Oldelaf et monsieur D sur scène. Faut dire que c’est un groupe de chanson humoristique, et même si leurs cds sont très biens, c’est vraiment mieux de les voir sur scène. Vendredi j’ai pu les redécouvrir pour la Troisième fois sur scène avec toujours autant de plaisir. Ils partageaient l’affiche avec Kwak, groupe dont le nom m’était familier, surement lu à plusieurs reprises sur un autocollant près de la fac. J’ai vraiment bien aimé. Non ce n’est pas parce que le chanteur m’a touché l’épaule pour passer derrière moi. L’harmonica y est surement pour quelque chose. L’humour mêlé au rock aussi. Mention spéciale à leur chanson Jo le Taxidermiste (quand j’ai compris la référence le lendemain j’ai passé dix minute à rigoler, je suis vraiment lente à la détente parfois), et à leur chanson sur leur mariage, j’ai adoré leur coté un peu psychopathe (les femmes passent sous la lame d’un couteau, ou finissent simple proie pour une battue en forêt). Va falloir que je réécoute ça un peu plus. Venons-en aux héros du concert : Oldelaf et Monsieur d : 3ème fois que je les voyais sur scène, et c’était le 3ème Monsieur D. Ben ouais, pour une raison qui m’est inconnue, les précédents ont quitté le groupe, leurs remplaçant a gardé leur nom. Et cette fois encore, ils étaient accompagnés de Firmin, stagiaire qui aurait été pistonné par son oncle un certain Julien L. qui travaille à la télé, pour une émission de question réponse. Narcoleptique, il joue de la contrebasse, et a les faveurs du public. Encore une fois, j’ai ri, j’ai beaucoup ri. Une seule chanson inédite, mais ça fait toujours plaisir de réentendre les vieilles, surtout quand la mise ne scène vaut le déplacement : Voir un Père-Noël ivre sur scène, ça impressionne toujours, surtout les petits enfants du premier rang, qui pour le coup ne riaient plus du tout. Justement ces enfants ont été mes compagnons de concert. Du haut de mon mètre-presque-cinquante, je devrai le savoir que les concerts debout c’est pas pour moi. Même en arrivant les premiers, ya toujours des gens pour vous griller la place du premier rang. Ce coup-ci c’était des enfants, et malheureusement leurs parents. J’ai donc du me résoudre à leur demander de me laisser passer et j’ai rejoint les gamins pour m’asseoir par terre. Ca m’a rappelé cet été et les shows de High school musical aux studios. Je commence à avoir l’habitude, mais la prochaine fois je prendrai mon coussin…
Et en cadeau, une petite vidéo: Les supers-héros:07 octobre 2008
Quelques nouvelles et curiosité...
Il y a quelques temps je me demandais si mon M2 allait empiéter sur ma vie personnelle plus que les autres années scolaires ne l’avaient fait. Pour l’instant la réponse est non. Je ne doute pas que bientôt les choses vont s’accélérer mais je pense que jusqu’à janvier, ma vie sera sensiblement la même que les autres années. Le travail change c’est vrai, mais l’entraide est pour l’instant réelle et permet de s’arranger.
J’ai pu reprendre l’impro. En même temps c’est ma soupape de
sécurité, un peu comme une catharsis. Et puis j’ai aussi repris
l’accompagnement à la scolarité, mais là ils ont été prévenus que je risquai de
ne pas pouvoir assurer toutes les séances. Bref pour l’instant, je gère.
A part j’aurai une petite revendication. Oulala ! le mot est lourd. Nan en vrai c’est de la curiosité. Parce que bon, je suis quelqu’un de curieux. De très curieux même. Une vraie commère.
Je vous force pas la main, pi si vous êtes trop timide, je crois même que vous pouvez m’envoyer un mail : ceciestmonpseudoAROBASEfree.fr (il faut remplacer le arobase par@)
05 octobre 2008
Dimanche
J’ai longtemps haï les dimanches. Rien à faire, rien à regarder, et l’horrible angoisse du soir face à une nouvelle semaine qui commence, signe du temps qui passe trop vite.
Aujourd’hui j’apprécie un peu plus les dimanches, probablement parce qu’ils me permettent de récupérer de la soirée de la veille, et qu’ils sont synonymes de paresse autorisée, voire obligatoire.
Découvrez Jamait!
